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Algue alimentaire

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Symbio2, un projet de biofaçades à microalgues

Dans leur quête de respect de l’écologie, les experts ne cessent d’élaborer des idées innovantes économiques. C’est le cas de Symbio2, un projet de biofacades en microalgues du groupe Séché environnement (Laval, 53) qui a reçu une aide de 1.7 million d’euros venant de l’Etat Français. Une belle participation avec le coût prévisionnel de l’expérience qui atteint les 4,9 millions d’euros.

Une biofaçade en microalgues

Seconde peau d’un bâtiment, la biofaçade en microalgues est constituée de « photoréacteurs », des panneaux ultrafins de cinq centimètres d’épaisseurs placés sur le mur ensoleillé pour contenir la culture de microalgues. C’est cette deuxième peau du bâtiment qui permettrait de réduire de 50% les consommations de chauffage en saison hivernale et de rafraîchissement en été. Ensuite, la récolte de microalgues sera utilisée pour fournir le marché des compléments alimentaires à base d’algue. Ici, le but n’est pas de produire de l’énergie mais d’exploiter le potentiel de ces algues alimentaires pour lutter contre la dénutrition. Enfin, les biofaçades à microalgues constituent une double peau vivante et productive qui serait intéressante pour les bâtiments neufs et les maisons rénovées afin de se conformer aux attentes du Grenelle de l’Environnement tout en respectant les normes de la nouvelle réglementation thermique 2012.

Nantes, ville d’essai

D’après les données du Moniteur, un même projet est déjà exploité par la strat-up française Ennesys de Nanterre tandis que celui de Séché environnement n’attend plus que les résultats des études en cours pour habiller les murs de l’incinérateur Alcéa de la société basée à Nantes.